LES ALBUMS DE THIN LIZZY

 

 THIN LIZZY 1971

 SHADE OF A BLUE ORPHANAGE 1972

 VAGABOND OF THE WESTERN WORLD 1972

Qu'on le veuille ou non, Philip Lynott restera un artiste majeur du petit monde du rock, la preuve ? Midge Ure autant que Lemmy ( ce n'est qu'un exemple, je pourrai en sortir des dizaines du genre ) l'adulent, parlent régulièrement avec affection et regrets du personnage quand on leur pose des questions à ce sujet, une autre association ? Mark Knopfler et John Sykes, encore une autre ? henri Rollins et les Smaching ...

Pour nous, amis metalleux, le petite histoire du Sieur Phil commence en 1971, date de la sortie du premier album de THIN LIZZY. En fait, l'objet de cette critique est de faire le tour des trois premiers albums : le premier"thin lizzy" est vraiment un disque type "j'essaye pour voir si ça marche". Il est à réserver exclusivement pour les fans vraiment fanatiques ...on y trouve une pop rock de bon aloi pour l'époque mais... hum hum ... qui a un peu mal vieilli. Le second "shade of a blue orphanage" est un peu du même acabit, donc, no comment. Par contre, le troisième est fondamentalement différent : il comporte en premier lieu les premiers standards du groupe : "the rocker", "little girl in bloom", et la chanson titre de l'album "vagabond of the western world" . C'est un album qui montre un thin lizzy beaucoup plus agressif qu'auparavant, où la guitare d'Eric Bell prend une place importante, et où l'équipe rythmique Lynott/Downey commence ... à trouver le rythme !!!

C'est un disque à posséder parce que c'est le premier à pouvoir véritablement être labélisé THIN LIZZY

 

 NIGHT LIFE 1974

Eric Bell décide fin 72 de quitter le groupe pour "raisons médicales" : en fait, il le dira plus tard, fatigué par les tournées ... il ne croyait pas trop non plus dans les chances de réussites commerciales du groupe, et se sentait divergent du point de vue des orientations musicales. Phil en prend un coup et pense tout arrêter, retourner à l'usine et ... basta !!! bien lui en a pris, il revient sur cette décision et embauche un écossais ... buveur de bière ( Roberston ) et un californien ... buveur de bière ( Gorham ).

1974 voit "NIGHTLIFE" arriver dans les bacs et, ô surprise divine, le disque est ... canon!!! Lynott y assure toutes les compos, les guitaristes commencent à mettre en place les solis exécutés à deux, l'un jouant une tierce plus haut que l'autre ( voir Philomena, c'est une nouveauté à l'époque, Maiden peut dire merci !!! ... et du reste l'a reconnu !). Gary Moore y va de son apparition sur un titre ( still in love with you ), enfin, un autre standard prend place : sha la la. Cela n'empêche pas le groupe de surprendre ( utilisation d'un orchestre et d'un piano sur deux titres, présence d'un blues et d'un autre morceau très "soul" à la mode Lynott)

Disque essentiel donc dans la carrière de thin lizzy : la mise en place du son, les allers-retours de Gary Moore ( les deux comparses ont des relations du type "je t'aime-moi non plus" ), et la grande ouverture musicale dont fait preuve le monsieur Phil .

 

 FIGHTING 1975

Ce disque sorti en 1975 affirme les orientations musicales prises lors de "nightlife". Les guitares sont puissantes ( pour l'époque ) , usant de passages à la tierce, Gorham et Robertson prenant chacun leur tour les solos ...3 classiques se trouvent sur cette galette : rosalie, suicide, et, dans une moindre mesure, for those who love to live ... Ces trois morceaux ouvrent le disque ... il faut donc dire que le reste de l'album est certes très agréable, mais un peu faiblard ! alors quel intérêt ? tout d'abord y figure l'un des deux morceaux ( whisky in the jar est l'autre ) sur toute la discographie non composé par un des membres de thin lizzy : rosalie est un titre de Bob Seger. Ensuite deux titres sur ce disque ont la particularité de ne pas être signés par Lynott : ballad of a hard man (Gorham ) et silver dollar ( Roberston ).

Voilà pour "fighting" : à réserver aux collectionneurs !

 

  JAILBREAK 1976

Alors là ! tout change !!! voici le premier classique du groupe !!! Le disque de cette année 76 ? possible !en tout cas le premier classique du groupe, celui où Lynott et ses potes trouvent la bonne formule ! : de bons titres mélodiques et agressifs comme il faut, des morceaux originaux, bâtis sur des cassures de rythmes, des solos à couper le souffle, des guitares épiques ... bref, le disque !

Jailbreak, le morceau qui ouvre l'album est une composition de Lynott agressive à souhait, c'est d'ailleurs le morceau qui ouvrira les concerts pour un moment ... le reste de cette première face fait dans la finesse mais attention ! pas de place pour des ballades ou ce genre de choses ... tout y est fin ... au sens musical du terme ... sons des guitares ... croisées ou à la tierce ... solos très réfléchis ... saxophone ..., mélodiques à outrance ... pas forcément techniquement très au-dessus du lot, mais efficaces !!! "warriors" clôture cette face A : c'est un morceau typiquement Lizzy, cassures de rythmes, break guitaro-vocal au 2/3 du morceau sorti de nulle part ... guitares au premier plan ...

La seconde face commence par le désormais classique " the boys are back in town", sans doute le morceau le plus connu de Lynott ... c'est un hymne !!! tout y est : mélodie et refrains accrocheurs, guitares à la tierce, efficacité du break central ... des chansons comme on en fait plus ? "Fight or fall" continue cette face, c'est une ballade tranquille, reposante, un peu folk ... où Phil s'amuse avec les effets de voix ... une transition campagnarde vers la fin de l'album composé de deux chansons phares dans la carrière de Lizzy : the cowboy song et Emerald

Le premier est un morceau qui part très doucement, intro à la guitare et à l'harmonica ... avant un changement rythmique qui nous plonge dans les grandes plaines du far-west et dans la solitude d'un égaré si on s'intéresse aux paroles. Emerald est plutôt bâtie sur le mode d'une chevauchée sauvage ... ( c'est d'ailleurs ce que le morceau raconte ) dans lequel les guitares, après s'être reposées au milieu dans un break à la tierce, se répondent chacune leur tour dans un combat où ne figurera un seul gagnant : celui qui possède ce chef d'œuvre.

C'est album est le premier des Thin Lizzy à posséder dans une discothèque hard-rock de bon goût, sans ce disque, il y manque quelque chose !

 

 JOHNNY THE FOX 1976

1976 sera l'année des renards !!! fort du succès rencontré avec l'album précédent, nos quatre lascars rentrent à nouveau en studio et pondent en quelques semaines ce disque à qui il ne manque que peu de choses pour être au niveau du précédent. "Johnny" met le feu ( le vrai, pas celui de l'autre ) d'entrée, Lynott y est énervé, Roberston aussi et par deux fois dans le morceau, de plus, les cuivres présents sur le titre l'embellissent d'une façon magistrale. "Rocky" est la suite logique du premier titre, comme un écho à cette première chanson, mais sans cuivre cette fois-ci. Par contre, les guitaristes reprennent la marque de fabrique de Lizzy, chorus à la tierce en guise d'introduction au solo de Scott Gorham.

"Borderline" est une ballade planante, pas la plus belle de Lizzy, mais agréable ceci étant. Les choses deviennent beaucoup plus sérieuses avec le quatrième titre : "don't believe a word". Cette composition de Lynott est pour beaucoup sa meilleure, chanson d'amours ratées, de rupture, sur un rythme rapide, bref, pas vraiment du scorpions période "still loving you" ou du aerosmith récent !!! c'est un must !!! sur un ton mélancolique, Lynott nous dévoile toute sa sensibilité, sans fausse pudeur, toute la richesse émotionnelle dont le personnage était rempli, bref, pas dans le genre "don't leave me baaaabe" qu'on a trop entendu depuis des siècles et des siècles ( amène ... la suite)."Fools gold" clôture la première face, c'est un titre mid-tempo intéressant mais sans plus.

La seconde nous ramène à "Johnny" puisque celui ci rencontre "Jimmy" : "Johnny the fox meet Jimmy the weed", les influences groove du Sieur Lynott éclatent ici à nouveau ( voir "nightlife"), morceau très intéressant donc. "Old flame" est un peu la suite de "fools gold", agréable mais pas essentiel.

Par contre, les trois derniers morceaux de l'album sont des classiques dans la carrière de Lizzy : "massacre" ( repris par Maiden en B-side de "can I play with madness" ) est la suite de l'épique "Emerald" du disque précédent. "Sweet Marie" est un must dans les ballades de Lynott, grand orchestre et tout le tralala, un moment inoubliable !!! Enfin, "boogie woogie dance" termine cet album sur le même rythme que celui utilisé par "massacre", que dire sur celui-ci ? c'est sans doute là qu'on peut comprendre du mieux possible toute l'influence de Lynott sur des générations de metalleux quant à la construction d'un titre de façon générale: break, tierce, tempo, vocal, tout y est, le morceau aurait pu être signé STEVE HARRIS ( comme tant d'autres de Lizzy d'ailleurs) .

Album aux moments forts, avec le pendant de ce premier aspect : des titres plus faibles, "Johnny the fox" cependant n'est pas à déconsidérer dans la carrière de LIZZY. C'est un bon disque, essentiel pour tout fan du fait de la présence de "don't believe a word" et de "massacre".

( Au fait, Phil Collins, à ce moment batteur de GENESIS, joue quelques percussions sur l'album, c'est pas beau l'amitié ? )

 

 BAD REPUTATION 1977

On peut toujours discuter de la présence de certains morceaux sur "Johnny the fox", mais cette discussion devient inutile sur "bad reputation" tant ce disque est grand !!! et pourtant .. et pourtant ... c'est l'album qui marque la fin de thin lizzy seconde génération car Brian Roberston s'en va en pleine session d'enregistrement .

( ou plutôt il est viré, la faute à madame PICOLE ) . La fâcherie a du atteindre des sommets : crédité sur tous les morceaus, Roberston n'apparaît pourtant pas sur la pochette de l'album. aie aie aie, est le testament vinylique de Lizzy ??? on en reparlera plus tard ...

Quoi de neuf sur celui là ? Bé rien, à part que tout y est géant !!! "soldier of fortune" nous plonge doucement dans l'ambiance, c'est un morceau mid-tempo, les guitares se la jouant tierce, et Lynott très mélodique au niveau voix.

Puis viennent deux titres dévastateurs : "bad reputation" et "opium trail", vraiment rente dedans. La ballade "south bound" finit cette première face, et c'est sans doute l'une des plus réussie.

"dancing in the moonlight" poursuit l'aventure "groove" de Lizzy avec saxophone à la clé, ce morceau est considéré comme un autre grand classique du groupe, tout en break et solo de sax ou de guitare. "killer without a caue" permet d'admirer la pratique du wah-wah chez messieurs Gorham et Roberston, "downtown sundown" est une ballade légérement groovy ponctuée par un solo de ... clarinette !!! " that's woman gonna break your heart" pourrait être une suite de "don't believe a word" du disque précédent. Enfin, "dear lord" rappelle aux fans que Lynott était aussi un allumé du joint, mais à force de trop s'adresser aux cieux, il y laissera sa peau, ceci est une autre histoire.

(au fait, les sax et clarinette sont joués par ... John Helliwell, monsieur instruments à vent chez supertramp et accesoirement beau-frère de Scott Gorham, c'est pas beau l'amour ?)

 

 

 LIVE AND DANGEROUS 1978

Premier live d'une longue série ( quatre au total, 2 à "titre posthume" ) , LIVE AND DANGEROUS fait le bilan des premières années de carrière de la bande à Lynott, ceci étant de façon inégale ... puisque 1 seul morceau sur 17 titres tiré d'un des trois premiers albums apparaît ... en l'occurrence "the rocker".

Il est vrai que ce disque, double à l'origine, est plutôt fait pour percer définitivement le marché américain, thin lizzy ayant commencé à marcher sérieusement au pays de l'oncle ( c'est pas le mien ) sam à partir de JAILBREAK. La part belle de ce live est donc réservé à JAILBREAK ( 5 titres ), le reste étant puisé à hauteur de 1-2 titres dans les albums les plus récents du moment.

Un live pourquoi faire ? bé pardi, pour montrer qu'on sait tenir une scène !!! et là, il faut bien admettre que la leçon est assez impressionnante : puissance des morceaux ( boys are back in town ou warrior ), convictions réelles du chanteur ( cowboy song ), mais aussi du reste du groupe ( une des plus belles versions de Emerald que je puisse connaître ), manipulation du public dans le bon sens ( Baby drives me crazy ), celui ci participant sans retenue, arrangements pour l'occasion ( l'enchaînement "Rosalie / Cowgirl's song ), versions différentes ( still in love with you ) ... ce live sert à quelque chose !!! ce live est GRAND

Pas besoin d'une chronique trop longue pour celui-ci, il est connu, souvent cité comme un exemple de réussite, je n'ai qu'un seul conseil, si tu ne le possèdes pas, tu n'as plus qu'à te l'acheter, tu mourras moins idiot !!!

 

 

 BLAC ROSE 1979

Dans la foulée de ce live monumental LIZZY nous sort ce BLACKROSE. Ce disque est celui de tous les dangers : d'abord parce que Brian Robertson s'en est allé vers d'autres cieux, ensuite parce qu'il représente sur la plan commercial la dernière chance américaine. Pour remplacer notre ami Brian Phil et sa bande font de nouveau appel à l'ami - ennemi de toujours Gary Moore. La sortie du disque est suivie d'ailleurs d'une tournée américaine qui va tourner au cauchemar, et LIZZY y enterrera ses dernières illusions sur la question. De cette époque sombre reste un album, le préféré de nombreux fans du reste, ce fameux BLACK ROSE. Et effectivement, il faut reconnaitre que ce disque possède quelques uns des fleurons du répertoire LIZZY : on ne résiste pas à cet hymne anarchiste u'est "do anything you want", on fond devant cette ligne de basse de "waiting for an alibi", on sourit devant ce magnifique "Sarah" que Phil écrit pour sa première fille, on s'attriste lorsque celui ci évoque ses problèmes de dépendances à l'alcool dans "i got to give it up", on voyage sur les terres d'Irlande lors de Roisin Dubh. Ce disque est un point culminant dans la carrière de LIZZY, Moore, s'il n'apporte que peu de chose sur la plan composition, reste un formidable soliste, apportant une énergie indéniable tout au long de l'album. Phil commence vraiment à écrire des textes intimistes, se livrant au plus profond de lui même...

MAIS l'histoire LIZZY écrit ce qui va être sa conclusion, Moore partira peu de temps après durant la tournée américaine, et le disque ne sera jamais un succès outre-Atlantique, la fin d'un rêve, le début de la chute.

 

 CHINATOWN 1980

Snowy White, session man chez pink floyd version live, reprend le flambeau du déserteur Gary Moore ... CHINATOWN n'est pas à proprement parlé un mauvais disque ... Snowy s'investit dans les compositions mais l'ensemble reste trop linéaire ... peut être de la production, sans doute aussi à cause d'un manque d'imagination au niveau écriture musicale chez Lynott and Co ... ceci dit, quelques bons moments : "didn't I" ou "having a good time" sortent du lot ... indéniablement un album moyen ... ni bon ni mauvais. Mais en tous les cas décevant par rapport au précédent.

 

 

 RENEGADE 1982

Et donc tout le monde s'attend au pire pour RENEGADE ... miracle ! c'est tout l'opposé ! Voici le dernier grand disque de THIN LIZZY, celui qui porte le mieux son nom, RENEGADE ... la chanson du même nom évoque l'histoire d'un garçon qui ne se sent nulle part à l'aise, notamment en société, mais qui s'épanouit une fois seul, sur son vélo, dans la verte et mélancolique Irlande ...tout Lynott y est résumé, Phil se dévoilant encore un peu plus, et laissant apparaitre cette personnalité si fragile et attachante à la fois. Il qualifiera ce titre d'autobiographique un peu plus tard, jiste avant sa mort... "Angel of death" est un pamphlet anti-militariste d'une rare violence, tant musicale que textuelle, "Hollywood" dévoile ses frustrations américaines, "fats" nous emmène dans des territoires musicaux inhabituels, du côté de chez Jazz, "leave this town" égrène l'envie du personnage de changer de vie, de lieu ...et d'habitudes plutôt dans le genre nocives ... "mexican blood" et 'it's getting dangerous" sont aussi à mettre en valeur pour leurs côtés lyriques.

Bref, tout le disque est bon, sublime même, mais hélas, ce sera un flop ... l'album collant mal aux réalités musicales de l'époque; le heavy metal avec iron maiden, def leppard et autres saxon étant à la fête, un disque aussi majestueux ne pouvait que difficilement trouver une place dans la marché de l'époque...

 

 

 THUNDER AND LIGHTING 1983

Tout est annoncé au départ, ce disque sera le dernier. Snowy White remercié, c'est au tour de John Sykes ( transfuge de tyger of the pan tang ) de faire vibrer la six cordes. Autre changement notable, l'apparition du clavier Darren Wharton à temps plein ( quelques piges sur les deux précédents efforts ...). Quelle bombe !!! LIZZY a ingurgité le phénomène métal du début de la décennie et offre dans ce nouvel opus une réponse convaincante ...à la manière LIZZY. Tout n'y est que puissance au premier abord, et pourtant, c'est sans doute le micro sillon le plus sombre dans la carrière de LYNOTT and co : divorce, difficulté de la rupture, fin d'une époque, Lynott laisse son cœur chanter, son être inonde ce 33T de toute sa tristesse, la fin LIZZY est là, résumé en quelques titres, la fin de PHIL est proche, on devine ( voir par ailleurs la "story-lizzy") que le personnage est usé ( " the sun goes down" ), effondré ( "baby please don't go" ), ne veut plus faire face, attend la mort ( "heart attack ) . Rendons hommage aussi à Sykes qui aurait pu remettre le groupe sur de bons rails s'il avait poursuive sa carrière au delà de ce disque, à ses solis dévastateurs qui se combinent parfaitement à la détresse de PHIL ...à ses harmonies guitaristiques en phase totale avec l'odeur de la mort annoncée de notre groupe préféré. Voilà, tout est dit, ou presque, le disque remettra LIZZY sur la bonne voie en terme commercial, la tournée sera un succès indéniable ...

20 ans après, on se demande pourquoi l'entourage de PHIL n'a pas cherché à le convaincre de poursuivre l'aventure LIZZY ... aventure qui se termine dans un disque douloureux, testament final d'un des plus grands groupes de l'histoire du rock en général.

 

 LIVE / LIFE 1983

Le disque de la fin, le testament vinylique de Lizzy ans co. Aie aie aie !!! Grand fan devant l'éternel de la bande à Phil, je ne peux que verser une larme à l'évocation de ce triste fait, THIN LIZZY meurt avec ce superbe live.

Ce live monumental revisite les pièces maîtresses du répertoire de THIN LIZZY, de "thunder and lighting" à "boys are back in town ", de "emerald" à "renegade". On peut regretter toutefois l'absence de "dancing in the moonlight".

Il fait la part belle tout d'abord à la voix de Phil Lynott, à l'émotion qu'il véhiculait tant à travers ses paroles ( tu comprends à quoi sert l'anglais à l'école maintenant ?) que sur la manière extrêmement aérée dont il pose son chant, ensuite aux solis dévastateurs de John Sykes, guitariste exceptionnel aux multiples talents, mais mec trop sympa pour faire une vraie carrière.

Tout y est beau, "don't believe a word" remanié en ballade tranquille, "still in love with you" et ses solis tristes à mourir, "got to give it up" et son discours sur les dangers des excès en tout genre, les harmonies celtiques de "black rose", la furie de "angel of death", l'épique de "Emerald", bref, sérieusement, le live parfait, LE LIVE PARFAIT ( en majuscule c'est plus solennel ? )

Sur la fin de ce live se retrouvent tous les guitaristes de Lizzy ayant comptés dans l'histoire du groupe pour une version de "the rocker" assez démentielle, l'inespéré pour le fan se produit alors puisque chacun y va de son petit solo !!!

Voilà, un disque présenté par un fan pour ceux qui aiment la bonne zique ! ne passez pas à côté, vous rateriez quelque chose de grand.